Posté le 26.05.2008 par rcdalger
Berriane : la déchéance de l’administration
Déclaration préliminaire de la conférence de presse de SAID SADI le 21mai 2008
21/05/2008
Said SADI animant la conférence de presse
L’affaire Berriane signe un basculement inédit dans la gestion népotique de l’Etat.
Trois affrontements en deux mois dans une même ville. Bilan : trois morts, des dizaines de maisons incendiées, des milliards de dégâts et, surtout, des ressentiments intercommunautaires qui mettront longtemps, très longtemps à cicatriser.
Comment en est en arrivé là ? Comment mais surtout pourquoi ?
La thèse de tensions entre communautés mozabite et arabophone semble retenue et validée.
Rien n’est moins sur.
S’il est vrai que des troubles opposants les deux communautés ont existé par le passé, il reste à relever des actes qui distinguent les derniers évènements de ceux des décades précédentes. Jusque là, les affrontements n’ont jamais touché des familles. Cette fois tout est fait pour mener à l’irrémédiable.
Par ailleurs, si l’on peut admettre que le pouvoir local a pu être surpris une fois, il est difficile de comprendre comment des autorités averties d’une situation potentiellement si dangereuse ait laissé se reproduire de tels déchaînements de violence et, pire, retardé à chaque fois l’intervention des forces de sécurité jusqu’à ce que le pire advienne.
Sur ce point au moins et hormis les quelques titres aux ordres, tous les observateurs ont constaté à chaque crise une volonté des autorités de laisser pourrir la situation.
Toutes les décisions ou actions entreprises ont contribué à relancer le conflit.
Comment peut-on affirmer d’un inculpé qu’il est coupable de meurtre et le condamner à cinq ans de prison ?
Comment les renseignements généraux n’ont-ils pas anticipé des troubles à rebondissement dans un pays où les moindres faits et gestes sont repérés et signalés ?
Comment a-t-on refusé de constituer une commission d’enquête exigée par les deux communautés pour faire la lumière dès le départ sur les faiblesses et les insuffisances patentes des autorités ?
Comment est-ce qu’une commission d’enquête initiée par des militants du Rcd et des citoyens neutres et crédibles a-t-elle abouti en trois semaines à identifier des auteurs et des facteurs en relation directe avec les crimes commis et que l’Etat avec sa logistique n’a-t-il ni éclairé la crise ni prévenue son aggravation ?
Comment ? Comment ? Comment ?
Il faudra probablement, pour pouvoir répondre à cette question, s’interroger sur le pourquoi.
Qu’il s’agisse de Berriane ou de Chlef, des éléments d’analyse similaires s’imposent à la lecture et dévoilent une dérive administrative inconnue jusque là dans le service public algérien.
Dans les deux villes les responsables locaux ont différé l’intervention des services de sécurité jusqu’à provoquer le maximum de dégâts.
Dans les deux villes les responsables locaux, sortant de leur obligation de réserve, ont toujours attaqué le Rcd avant de chercher à l’impliquer dans les violences qu’ils ont générées par leur laxisme et leurs manipulations.
A Chlef l’ex-wali avait carrément empêché les candidats du Rcd de déposer leur dossier lors des dernières élections locales. A Berriane la wilaya a illégalement rejeté des listes du Rcd qui a du en déposer d’autres avant d’enlever l’APC de Berriane.
Dans les deux wilaya, les responsables locaux refusent toute composition avec les élus du Rcd.
Les tentatives de manipulations des populations visant à les entraîner dans des réactions d’hostilité « contre les étrangers » ont eu lieu dans les deux villes. Les conséquences ont été moins graves à Chlef où l’homogénéité sociologique n’a pas permis d’alimenter des affrontements entre différents groupes sociaux.
Aujourd’hui, les notables mozabites et arabophones déplorent le drame de Berriane.
Non, l’origine du drame de Berriane ne vient pas des oppositions entre communautés. Les anciennes rancoeurs sont instrumentalisées pour masquer un plan diabolique de règlement de compte politique.
Il est établi que des étrangers à la ville ont été introduits et qu’ils ont agi cagoulés et en toute impunité.
Leur base de départ et leur relais locaux ont toujours été situés dans des anciens réseaux terroristes.
L’un des principaux acteurs, qui n’a jamais été entendu, n’est autre qu’un ancien gendarme révoqué par son corps d’origine dans les années sanglantes et qui a été récupéré par l’un des responsables locaux comme expert chargé de la sécurité. Gestionnaire occulte dans diverses affaires, il se répand en menaces et appels à la désobéissance contre les nouveaux élus dès qu’il a constaté leur volonté d’ouvrir nombre de dossiers où il était impliqué.
Les évènements de Berriane et de Chlef révèlent dans le sang un asservissement de l’administration par le tribalisme et leur prolongement maffieux.
Reste une question. Si la première explosion de Berriane peut être imputée aux manœuvres des responsables locaux, il est permis de considérer que les évènements suivants ne pouvaient pas échapper au pouvoir central.
Dans d’autres pays le chef de l’Etat intervient sur le champ dans des situations moins tragiques, des ministres démissionnent pour moins que cela et des sanctions tombent avant que le pire n’arrive.
Aujourd’hui des centaines de familles ont abandonné leur maison et dorment en pleine nature.
Aucune structure de l’Etat ne s’est manifestée pour prêter assistance à des victimes d’un Etat qui a été incapable de les protéger. Ce qui est naturellement fait pour une catastrophe naturelle s’impose d’autant plus que l’on est face à un séisme politique. Le message délivré est clair : ces populations doivent être punies. De quoi ?
Imprévoyance, démission, abandon et provocation; trop de fautes ont été commises à Berriane pour relever du hasard.
Le Rcd fera tout pour constituer une commission d’enquête parlementaire et dévoiler les objectifs des instigateurs de ces crimes.
Ce qui s’est passé à Berriane a endeuillé et traumatisée les populations locales. Mais ces évènements sont un signal alarmant pour la crédibilité et la stabilité des institutions.
C’est pour cela qu’il faut tout faire pour que l’Algérie connaisse les tenants et les aboutissants de cette terrible épreuve imposée à la nation.
Je vous remercie.
--
Posté le 26.05.2008 par rcdalger
SADI invité au festival de Cannes
24/05/2008
Le soixante-et-unième festival de Cannes qui se termine aujourd’hui est marqué par nombre de productions politiques et sociales dont certaines postulent à la Palme d'or.
Après son intervention au Zénith de Paris à l’occasion du meeting organisé contre les tests ADN imposés aux familles d’émigrés, Said SADI a été invité le 17 mai au festival de Cannes à l’occasion de la projection du film du réalisateur Daniel Leconte « c’est dur d’être aimé par des cons » qui relate la genèse et les manœuvres qui ont accompagné la publication de caricatures d’un journal danois.
Conférence de presse précèdant la projection du film
De g à d: Cabu (dessinateur), C. Fourest (journaliste), L.Joffrin (directeur Libération), D.Leconte (réalisateur), Ph. Val ( directeur C.Hebdo), Me Malka (avocat), S.Sadi, Me F. Szpiner (avocat).
La traditionnelle montée des marches à laquelle a participé le responsable politique algérien a vu se regrouper des intellectuels comme Bernard Henri Lévy, le Tunisien Abdelwahab Meddeb, les cinéastes Lanzmann et D. Leconte, les avocats de la mosquée de Paris et du journal Charlie Hebdo, des journalistes comme Denis Jeanbar, ancien directeur de l’hebdomadaire l’Express et Laurent Joffrin, directeur du quotidien Libération.
« Je suis là car en plus de mener un combat politique sur le terrain, il faut assurer la présence de l’Algérie dans ces moments de déshérence intellectuelle partout où sont débattues les grandes questions qui nous concernent », dira Said Sadi à un journaliste algérien venu de Genève pour couvrir le festival.
Avant la montée des marches, Said Sadi a participé à une conférence de presse et une émission organisée par la télévision du festival. Durant ces deux interventions, le président du Rcd a estimé que « vouloir distinguer les musulmans par une forme de condescendance qui en ferait des êtres immatures incapables de discerner l’agression de l’ironie, qualité reconnue aux autres croyants, est une forme de ségrégation qui choque et blesse tout musulman soucieux de respect et de considération. Il est bon que ce débat ait lieu, d’autant que les deux parties sont présentes et discutent ici en toute sérénité. »
Poursuivant son analyse Said Sadi explique : « les despotes du sud qui ont inspiré, quand ils ne les ont pas organisées, les manifestations au motif que la dignité de leurs ressortissants était atteinte oublient que ce sont eux qui humilient quotidiennement leur peuple. Une fois de plus il ne s’agit pas de protéger le culte mais de confisquer le pouvoir par des procédés manœuvriers qui dégradent la religion et piègent la compétition politique par la surenchère religieuse qui fait la part belle aux intégristes. Or, ajoutera Said Sadi, le défi qui se pose à nous est précisément de libérer l’islam de l’intégrisme.»
Après la montée des marches
De g à d: S.Sadi, F. Szpiner (avocat de la mosquée de Paris), D.Leconte (réalisateur)
Avant la projection à laquelle a assisté le cinéaste américain Michael More, les animateurs, par la voix de maître Malka, ont dédié le film « à Said Sadi et tous ceux qui luttent pour que la tolérance et la liberté émergent et vivent partout où elles sont menacées.»
Posté le 19.05.2008 par rcdalger
Prévu sur 8 hectares à Gué de Constantine
Le cimetière amputé de plus de la moitié
On ne naît pas à la commune de Gué de Constantine, mais on n’y meurt pas non plus. » Samy Belhamri, président de la section du RCD de la commune se confie : « Maintenant on peut y naître puisque une clinique de 65 lits, rattachée à l’hôpital Parnet, a ouvert ses portes. »
Reste que le projet de cimetière ne connaît toujours pas son épilogue. « On est contraint de se rabattre sur le cimetière de Sidi Rzine ou encore celui de Sidi Yahia, et un travail acharné auprès des APC est mené à cet effet », relève-t-il en affirmant qu’il importe de « désengorger » la commune, d’autant plus que le projet traîne depuis plus de 10 ans. Une enveloppe de 80 millions de dinars a été consentie sur budget de wilaya. « Les conseils communaux précédents ont pu en discuter et les responsables de l’Epic de l’époque ont donné des engagements », relève-t-il en rappelant que le projet est impératif. Autre nouveauté : situé au domaine Megnouche, l’espace de 8 ha, qui doit accueillir pas moins de 145 000 tombes ainsi qu’un parking de 1148 places, a été amputé de plus de la moitié. Il ne reste que 3 ha. L’on croit savoir qu’un programme de logements a été prévu dans l’espace. L’entreprise Cosider, à laquelle a été cédé le terrain, va y ériger, dit-on, 800 logements. « Le conseil interministériel en a décidé ainsi », assure Djakhnoun, directeur de l’entreprise de gestion des pompes funèbres (EGPFC), affirmant que des études ont été faites sur la base de la superficie de 8 ha, mais changées plus tard. Selon lui un budget de 55 millions de dinars a été décidé pour la réalisation du cimetière. Les travaux seront lancés, au plus tard, dans un mois. Un appel d’offres devait être lancé dans un mois pour le choix de l’entreprise. « L’opération doit prendre un peu de temps, compte tenu des règles des marchés publics », atteste Djakhnoun en faisant remarquer que les entreprises ne se bousculent pas au portillon, préférant aller vers d’autres secteurs « plus lucratifs ». « Comme partout ailleurs, les citoyens de Gué de Constantine aurait préféré enterrer leur morts plus prés de chez eux », assure-t-il. Deux autres cimetières de 3 ha chacun sont aussi programmés à Draria et Chéraga. Des efforts soutenus ont été menés par l’Epic et l’Association de la protection des cimetières (APCA) s’y est mise en initiant, jeudi dernier, des travaux de volontariat auxquels les APC ont pris part. Une fois partis, des citoyens laissent leurs bouteilles et d’autres détritus. On en voit tellement que le travail de nos agents s’en trouve amoindri », relève le gérant d’El Kettar. Les marbriers y ont toujours pignon rue. « Ils sont toujours là, mais travaillent au noir ; celui impliqué dans l’affaire des faux marbriers a été condamné à 10 ans de prison ferme », conclut-il.
Nadir Iddir
Posté le 18.05.2008 par rcdalger
SEMINAIRES DE FORMATION
Un séminaire de formation au profit des élus des wilayas d’ALGER et BOUMERDES , aura lieu pour les journées du 22/23 mai 2008 à Alger , siége du BRA – sur les thèmes suivants :
JOURNEE FORMATEUR THEMES
Jeudi 22 mai 08 DIAH Kamel Eddine LE CODE DES MARCHES PUBLICS
Jeudi 22 mai 08 YAHIATEN Said FINANCES MUNICIPALES : GESTION DU
BUDGET ET DE L’ADMINISTRATION LOCALE
vendredi 23 mai 08 Ferdjallah Djamel Historique du RCD
Vendredi 23 mai 08 BENGUEOUCHE Ahmed LE MOUVEMENT ASSOCIATIF ET SOCIETE CIVILE
Vendredi 23 mai 08 GROUCENE Kader L’INSTITUTION APC DANS LE DEVELOPPEMENT LOCAL
Posté le 18.05.2008 par rcdalger
BERRIANE: NON ASSISTANCE A POPULATION EN DANGER
Communiqué
17/05/2008
Berriane connait, à nouveau, des émeutes d’une extrême violence qui ont fait, au moment ou nous rédigeons ce communiqué, deux morts et plusieurs dizaines de blessés.
En l’absence de solutions justes et admises par la population, des événements de cette nature étaient prévisibles. Malgré l’ostracisme dont ils ont été victimes, les élus du RCD ont tout tenté pour que les tensions s’apaisent et que leur localité retrouve paix et sérénité.
L’impunité dont bénéficient les mafias locales, déjà à l’origine des troubles du mois de mars dernier, engage en premier lieu la responsabilité des autorités civiles et sécuritaires du pays.
L’absence de concertation, le mépris affiché envers les élus locaux, la marginalisation des sages de la commune et les manipulations opérées par les hauts responsables de la wilaya signent l’incurie, le laxisme complice et l’irresponsabilité d’une administration plus préoccupée par sa survie que par le devenir et la stabilité d’une région du pays.
Le RCD s’incline devant la mémoire des victimes, dénonce ce climat de violence et exprime son extrême inquiétude quant à la suite des événements. Le silence des autorités politiques face aux risques de grandes dérives dont sont porteuses ces violences porte un nom : non assistance à populations en danger.
Le RCD interpelle solennellement le chef de l’Etat pour que :
- les populations soient immédiatement protégées ;
- une enquête soit ouverte afin de situer les responsabilités à l’échelle de la wilaya ;
- un dialogue sincère soit relancé entre les deux communautés ;
- l’ensemble des problèmes politiques, économiques, sociaux et culturels qui sont à l’origine d’une crise devenue récurrente et tragique soient identifiés et résolus.
Le RCD
Alger, le 17 mai 2008
Posté le 18.05.2008 par rcdalger
Formation politique 2008
Vendredi 30 mai 2008 à 9hoo, au siége du RCD sis au 87 A, rue DIDOUCHE MOURAD
Thème: Atelier -COMMUNICATION EN POLITIQUE
Animateur: M. KHENDEK - Secretaire nationalà la communication- Deputé
Posté le 14.05.2008 par rcdalger
Formation politique 2008
Vendredi 16 mai 2008 à 9hoo, au siége du RCD sis au 87 A, rue DIDOUCHE MOURAD
Thème: Atelier -Comment parler en public
Animateur: Mlle MESSOUS Linda - membre du BR d'Alger-
Posté le 13.05.2008 par rcdalger
Positions politiques marquantes du RCD
Le rappel de ces positions, combattues ou perverties par le pouvoir et dénoncées par une grande partie de l'opposition, montre le décalage qui existe entre la classe politique et le citoyen. Ces positions constituent, aujourd'hui, le cœur des réformes et choix à mettre en oeuvre pour installer le pays dans la voir du développement.
RELIGION
A chaque fois que le politique s'est emparé du religieux le résultat a été sans appel : le sang a coulé et la régression a suivi.
L'Algérie et le Maghreb ont échappé aux guerres de religion parce que de tout temps le dépositaire de l'autorité religieuse s'est tenu à l'écart des compétitions politiques. Partant de ce constat, le RCD s'est déclaré, dès sa naissance, pour la séparation des champs politiques et religieux. Peu suivie au début, cette position est désormais partagée par de larges relais d'opinion et diverses organisations sociales et politiques.
IDENTITE
Composée de trois dimensions façonnées par son histoire, l'Algérie admet enfin son triptyque identitaire (Amazighité, Arabité, Islamité). Cette identité revendiquée dès le départ par le RCD a été tour à tour reniée, dénaturée et
souvent réprimée. Réconciliée avec elle-même, la société algérienne attend de ses institutions d'être reconnue dans sa plénitude.
STATUT DE LA FEMME
La femme algérienne est confinée, depuis 1984, dans un rôle de sous-citoyenne par un code de la famille inique et rétrograde. Le RCD a été le premier parti à demander l'abrogation de ce code au demeurant anticonstitutionnel.
EMIGRATION
Lors de son premier congrès en décembre 1989, le RCD a demandé la création d'un Secrétariat d'Etat à l'Emigration pour organiser au mieux les intérêts de notre communauté à l'étranger et stabiliser ses relations avec son pays d'origine. Accueillie avec scepticisme par le pouvoir, cette proposition se verra concrétisée six ans plus tard dans des conditions qui sont loin d'honorer la disponibilité patriotique d'une collectivité qui a toujours été à l'avant-garde du combat démocratique. La représentation directe de l'émigration au Parlement, revendiquée depuis longtemps par le RCD, vient de connaître un début de concrétisation.
REECHELONNEMENT
Précurseur au sein de la classe politique du nécessaire passage d'une économie dirigée à une économie de marché, le RCD s'est très tôt penché sur le traitement de la dette extérieure dont le service grevait dangereusement les ressources en devises du pays.
Dès la tenue de son congrès constitutif (15 et 16 Décembre 1989), le RCD soulignait dans ses résolutions : " On propose la négociation de la réduction du volume global de la dette et un rééchelonnement pour le montant restant. Pendant ce temps, il faut veiller à ce que le maximum de devises soit consacré à l'investissement productif ". Cette proposition est devenue, depuis, un leitmotiv du parti en dépit des levées de boucliers qu'elle a suscitée au sein de la classe politique, pouvoir et opposition confondus, lesquels avaient assimilé le rééchelonnement de la dette extérieure à un acte de trahison. L'Algérie a, pourtant, fini par rééchelonner sa dette en 1994.
Chacun sait aujourd'hui que si cette opération avait été faite en temps utile, le poids de la conditionnalité du FMI et le prix social qu'elle implique, auraient été considérablement allégés.
GESTION LOCALE
En mai 1993, le premier ministre, Belaïd ABDESLAM, exige officiellement de tout agent de l'état de se rallier à sa politique. Refusant de cautionner une exploitation partisane de l'Administration, le RCD décide de se retirer du pouvoir local. Sur les 611 élus du RCD, 597 démissionnent.
ARRET DU PROCESSUS ELECTORAL
Le premier tour des élections législatives du 26 décembre 1991, aboutit à un raz-de-marée intégriste. Divisé, le camp de l'opposition démocratique réalise moins d'un million de voix. Sûrs de leur victoire, les responsables du FIS multiplient les déclarations et communiqués dans lesquels ils proclament leur intention d'appliquer la chariaâ, annonçant la fin de l'alternance et des élections, l'instauration de tribunaux islamiques et invitant les Algériens " à changer leurs habitudes vestimentaires et alimentaires ". Un affolement général s'empare de la population et on parle de " boats people" dans la Méditerranée. Dans ce climat de panique généralisée, le Docteur Saïd SADI lance un appel solennel à l'interruption du processus électoral : " je ne veux pas aller à l'enterrement de mon pays " dira-t-il (30 décembre 1991).
Un instant désorientés par cet appel, nombreux sont les citoyens qui finissent par s'y reconnaître comme il sera entendu par les plus hautes autorités.
LE MOUVEMENT POUR LA REPUBLIQUE (M.P.R.)
Alors que des responsables politiques quittent le pays, le Secrétaire Général du RCD, resté parmi les siens malgré la tourmente grandissante, apparaît de plus en plus comme le recours face à l'impasse algérienne. Le 10 Novembre 1993, il lance un appel à la tenue des états généraux des Patriotes Républicains après avoir fait ses propositions à la Nation dans sa " plate-forme pour l'Algérie républicaine ". Cinq milles cadres, syndicalistes, anciens maquisards, entrepreneurs, répondent à cet appel, créent, le 25 Novembre 1993, Le Mouvement Pour la République (M.P.R.) et portent le Docteur Saïd SADI à la présidence du mouvement. Les membres du MPR, particulièrement ciblés par le terrorisme intégriste, payeront, pour certains d'entre eux, de leur vie leur engagement en faveur de la République.
L'APPEL A LA RESISTANCE
Le début de l'année 1994 est marqué par l'horreur intégriste qui atteint son paroxysme. Devant l'ampleur et la barbarie des assassinats intégristes qui prennent pour cibles tous ceux qui refusent de se soumettre à leur diktat : femmes, syndicalistes ou militants de l'opposition démocrate en général et face à l'incapacité de l'Etat d'assurer la sécurité des citoyens, le Secrétaire Général du RCD lance un appel à la résistance, le 21 Mars. Les citoyens seront de plus en plus nombreux à se mobiliser et à s'organiser en conséquence.
POUR LA VERITE SUR L'ASSASSINAT DE MOHAMED BOUDIAF
Le 29 Juin 1994, date anniversaire de l'assassinat du président Boudiaf, le MPR appelle à une marche pour exiger toute la lumière sur cette affaire. Alors que la manifestation mobilise des milliers de citoyennes et de citoyens, un attentat à la bombe ciblant le Secrétaire Général du RCD fait deux morts et plus de 70 blessés.
PARTICIPATION A L'ELECTION PRESIDENTIELLE
Le 11 Septembre 1995, le Docteur Saïd SADI déclare sa candidature à l'élection présidentielle du 16 Novembre. Malgré un dépouillement des plus discutables, il obtient 1.200.000 voix et se place après le candidat du régime et le représentant fondamentaliste soutenu par l'Internationale Islamiste. Au-delà des résultats annoncés par les autorités, l'élection présidentielle du 16 Novembre 1995, de par la mobilisation populaire qu'elle a suscitée en dépit d'un environnement particulièrement hostile, restera une date marquante dans l'histoire du RCD et du pays. Cette extraordinaire mobilisation qui a démenti bien des pronostics a permis entre autres de :
Rapatrier la décision politique et sortir le pays de l'isolement dans lequel il s'est progressivement enfoncé depuis 1993.
Remporter une victoire psychologique décisive sur les groupes armés qui n'ont pu mettre à exécution leurs menaces de représailles.
Relativiser le poids de l'islamisme (20 à 25%), somme toute équivalent à celui d'autres pays sociologiquement similaires.
ELECTIONS LEGISLATIVES DE JUIN 1997
En dépit de la neutralisation du pouvoir législatif, le RCD considère que l'Assemblée peut être une tribune pour porter la contestation populaire dans les institutions. Le 5 juin 1997, à la suite d'un scrutin caractérisé par la fraude massive et généralisée, dont est victime, en premier, le RCD, celui-ci se voit assigner 19 sièges dans l'Assemblée Populaire Nationale.
ELECTIONS LOCALES
En octobre 1997, après des élections locales caractérisées par une fraude jamais égalée, le RCD prend l'initiative et la tête d'une campagne populaire de protestation, rejoint par d'autres partis politiques et baptisée par les médias du nom de " protesta ".Celle-ci dure 3 semaines.
DEUXIEME CONGRES DU RCD
Le RCD tient son 2 ème Congrès, à Alger, les 26 et 27 février 1998. L'organe souverain du RCD remplace le poste de Secrétaire général du Rassemblement par celui de Président et consacre la création de 3 Vices présidences. Les résolutions appellent, en outre, à une large décentralisation de l'Etat au profit des institutions locales.
ELECTIONS PRESIDENTIELLES D'AVRIL 1999
Le RCD appelle au boycott de l'élection présidentielle anticipée du 15 Avril 1999. Cette position faisait suite au refus du pouvoir de mettre en place les garanties juridiques de crédibilité du scrutin. Ce mot d'ordre sera largement suivi en particulier par la communauté algérienne à l'étranger.
REFERENDUM SUR LA DEMARCHE DE CONCORDE CIVILE
Après avoir pris soin, dans l'hémicycle de l'Assemblée Populaire Nationale, lors du vote de la Loi portant Concorde Civile, de noter qu'elle préserve le cadre républicain et la souveraineté des institutions et de l'Etat algérien mais, également, mis en garde quant à la capacité de l'administration à réunir les conditions de sa mise en oeuvre, le RCD appelle à voter "oui", lors du référendum du 16 septembre 1999, portant sur la démarche de Concorde Civile.
LA PARTICIPATION DANS LE GOUVERNEMENT
Après des débats internes qui ont duré 3 mois à tous les niveaux de son organisation et à la suite de l'engagement publique du Président de la République de mettre en œuvre des réformes structurelles dans les secteurs de l'éducation, la justice, l'économie et l'administration, le Conseil National du RCD décide de la participation du Rassemblement dans le gouvernement de Abdelaziz Bouteflika. En l'espace de 9 mois, le RCD organise des dizaines de conférences et meetings animés par des cadres de son Comité Exécutif, dont son Président, sur tout le territoire national, pour expliquer son entrée au gouvernement et apporter son soutien aux réformes promises par le Chef de l'Etat.
UNE PARTICIPATION "VIGILANTE"
Le 25 septembre 2000, le Conseil National du RCD exprime ses inquiétudes concernant les difficultés du gouvernement à concrétiser les réformes engagées. Il fait également part de son mécontentement suite à l'orientation conservatrice relevée dans le dernier remaniement gouvernemental.
LE RCD TIRE LA SONNETTE D'ALARME
Après une année de présence dans un gouvernement de réformes, devant la propagation de la confusion et de l'hésitation dans la décision politique, face à l'apparition de prémices de crises institutionnelles entretenues et à l'absence, de la part du premier magistrat du pays, de concertation avec les partis politiques présents dans le gouvernement, le Conseil National du RCD tire la sonnette d'alarme, le 25 janvier 2001.
LE RCD SE RETIRE DU GOUVERNEMENT
Lors d'une session extraordinaire convoquée d'urgence, le Conseil National du Rassemblement prononce à l'unanimité de ses membres moins deux voies le retrait du RCD du gouvernement. Le Conseil National condamne la répression qui frappe les citoyens notant qu'elle « n'est pas la conséquence d'un affolement ou d'une bévue » mais « fait suite à une volonté délibérée de gérer, par la terreur, une revendication identitaire populaire évoluant dans un climat social délétère » Le Conseil National prend acte de « l'impasse historique d'un système sectaire, archaïque et répressif. » Il lance « un appel solennel au peuple algérien pour continuer le combat démocratique et républicain » faisant part de la disponibilité du RCD « pour toute concertation au tour de la préservation et de la consolidation de l'état républicain et de la perspective démocratique » en vue d'arriver à imposer comme une « urgence l'œuvre de Refondation Nationale. »
Le RCD ET LE PRINTEMPS NOIR EN KABYLIE
Dès le début de ce mouvement le RCD a accompagné activement la contestation citoyenne se refusant à toute compétition partisane sur une répression sanglante.
Partie prenante de toutes les manifestations populaires des organisations de la société civile ( MCB, Coordination des archs et villages de Kabylie, Coordination Nationale pour la défense des libertés démocratiques, Mouvements des femmes, corporations professionnelles divers…) en Kabylie, à Alger, dans l'Ouest et l'Est du pays, le RCD met également à la disposition des citoyens ses élus nationaux et locaux ainsi que des collectifs d'assistance judiciaire ( avocats ) et médicale.
Dans le même temps et afin de donner un prolongement politique efficace à cette révolte citoyenne, au regroupement des forces démocratiques algériennes. La direction du Rassemblement a pris attache avec le FFS en vue de joindre les efforts pour arrêter la répression et faire aboutir les revendications démocratiques des citoyens.
Vite le pouvoir a privilégié la politique du pourrissement. Des délégués se retirent et les services spéciaux gèrent la contestation citoyenne par la provocation, la corruption et la répression. Des cadres intègres en Kabylie sont déstabilisés. Le doute frappe les populations, le RCD dénonce la stratégie du pire et en appelle à la conscience civique et politique qui a toujours prévalu pour éviter que la structuration politique de la délinquance ne s'installe au lieu et place de traditions de luttes démocratiques qui ont fait de la région le fer de lance du combat pour l'Etat de Droit en Algérie.
UN PACTE POUR LA REFONDATION NATIONALE
Le Conseil National du Rassemblement adopte un plan de sortie de crise intitulé « Pacte pour la Refondation Nationale » et destiné à être transmis à l'opinion nationale et internationale et au Président de la la République. Ce plan propose une démarche de bipolarisation de la scène politique en vue d'opérer une décantation entre les forces républicaines d'un coté, et la mouvance islamo-conservatrice de l'autre à la suite d'un débat national. Le PRN prévoit également un dispositif complet de mécanismes pour une transition politique démocratique conduite par les forces de progrès majoritaires dans le pays. (Document sur le site).
BOYCOTT DES ELECTIONS LEGISLATIVES DE MAI 2002
126 jeunes assassinés par balles, des milliers de blessés dont certains handicapés à vie est le résultat de la répression sanglante en Kabyle. Partout dans le pays, l'émeute est perçue par l'immense majorité comme l'unique expression de la mal vie et de l'injustice. La répression et l'impunité élargissent le fossé qui séparait les citoyens des institutions. Dans de telles conditions, le RCD considère que l'urgence nationale consiste à prendre langue avec la contestation et décréter des mesures d'apaisement au lieu de s'attacher au respect d'échéances électorales. Cette élection marquée par des affrontements entre les forces de répression et les citoyens s'est soldée par une abstention record : zéro voix en Kabylie et moins de 20% dans le centre du pays.
ETATS GENERAUX DES DEMOCRATES REPUBLICAINS
Le 04 décembre 2003, à Sidi Faredj, prés de 2000 cadres, militants politiques, syndicalistes, des droits de l'Homme, anciens maquisards, femmes, jeunes…répondent à la convocation des Etats généraux des démocrates républicains. Les participants adoptent une charte de valeurs et d'objectifs et s'engagent à regrouper autour du combat pour la concrétisation « des idéaux de démocratie, de liberté et de justice sociale dans le cadre d'un Etat de droit et de la bonne gouvernance » .
ELECTION PRESIDENTIELLE DU 08 AVRIL 2004
Après cinq ans d'absolutisme, de tergiversations dans un climat de corruption généralisée, Saïd SADI se présente à l'élection présidentielle d'avril 2004 pour représenter « l'opposition démocratique qui a sauvé l'Algérie et porté le projet de changement pour le progrès et la liberté, parachèvement le plus juste du combat libérateur ». Après une campagne électorale que tous les observateurs retiennent comme l'une des plus réussies, le DRS bouleverse la donne en impliquant l'armée supposée être neutre dans une fraude sans appel. Alors que les ambassades sont unanimes pour dire qu'un second tour est inévitable, dans la journée du 7 avril les services de renseignement et une partie des forces terrestres, somment tous les représentants de Benflis et de Djkaballah de prendre leurs indemnités et déserter leurs postes. En Kabylie, des détachements de la police communale sont instruits pour ne pas intervenir face aux individus qui perturberaient le vote.
RESOLUTIONS DU CONSEIL NATIONAL DU RCD 07 OCTOBRE 2004
L'instance souveraine du RCD tire la leçon de l'évolution politique après la fraude généralisée lors de la dernière présidentielle. « …. La répression administrative et politique qui atteint ses militants, sanctionne l'opposition dans ses activités les plus élémentaires. La censure médiatique étouffant toute voix discordante (…) Pendant que le citoyen revendique la levée de l'état d'urgence, le pays évolue vers une situation d'exception. L'université d'été organisée par le Rassemblement les 2 et 3 septembre 2004, confirme le fait que le 08 avril est une consécration de l'incapacité du régime à concevoir ou tolérer une évolution démocratique» .
Le RCD, attaché à l'autonomie de sa décision, décide de redéployer ses moyens pour un travail de terrain en direction des forces vives et des citoyens.
Posté le 13.05.2008 par rcdalger
Ecole de formation du RCD
La régionalisation modulable en débat
12/05/2008
Dans le cadre du programme de formation des militants, Mohcine BELABBAS, député et secrétaire national à la Coordination du RCD, a prononcé vendredi au siège du bureau régional d’Alger, une communication portant sur la régionalisation. Après un rappel des différentes formes d’organisations de l’Etat à travers le monde, M.BELABBAS s’est appuyé sur les exemples de l’Espagne et de l’Italie pour mettre en valeur les bienfaits de la régionalisation. Après quoi, il a relevé la faillite de l’Etat unitaire centralisé en Algérie avant de se poser la question « Quel Etat pour l’Algérie ? Quelle réforme de l’Etat ?». Pour lui, la solution est la régionalisation modulable. Aussi il n’a pas manqué d’appeler à la construction de l’Afrique du nord des régions.
Posté le 07.05.2008 par rcdalger
Formation politique 2008
Vendredi 09 mai 2008 à 9hoo, au siége du RCD sis au 87 A, rue DIDOUCHE MOURAD
Thème: Les formes de l’organisation de l’état. Régionalisation modulable
Animateur: Mr BELABBAS Mohcine - Secrétaire National à la coordination - député